Vous vous demandez peut-être comment on peut passer de la hausse à la baisse ? Par exemple par les mécanisames suivants :

Naissance de la hausse

La baisse des taux et des prix raisonnables encourage l'achat et donc une hausse du marché. les acheteurs voient les prix monter et sont pressés d'acheter car plus ils attendent plus les prix sont élevés. Ils souhaitent profiter des taux bas. Le nombre d'acheteurs qui anticipent leur achat gonfle la demande et ce, d'autant plus lorsque les loyers augmentent fortement (comme çela était le cas avant 2004).

Une hausse qui s'accélère

La hausse s'entretient alors avec une sensation de pénurie car en face, l'offre semble inadaptée.
En effet au contraire des acheteurs les vendeurs ne sont pas pressés dans un marché haussier et peuvent tenter de mettre leur bien plus haut que les prix du marché car ils savent que dans quelques mois, le marché aura rattrapé ce prix plus élevé. Ce type de comportement entretient la hausse et la sensation de pénurie. Cette sensation de pénurie pousse les gens à tenter de se loger tant qu'il est temps et accroît la demande surtout avec des taux qui continuent à baisser.
Au bout de quelques temps, la hausse s'accroît encore car le bouche à oreille parle de plus-values extraordinaires et que les acheteurs se disent que la "richesse" ou du moins de bonnes plus-values sont à leur portée.

Le rôle des investisseurs

La hausse est également alimentée par la demande des investisseurs attirés par la faiblesse des taux, les plus-values potentielles, la prévoyance pour la retraite, des mesures fiscales telles que la loi de Robien et également par la faiblesse des placements alternatifs.

Une hausse auto-entretenue avec des limites

On est dans un mouvement de hausse auto-entretenue : les acheteurs se pressent pour acheter ce qui demain vaudra plus cher et alimentent ainsi une hausse qui semble ne pas devoir finir.
Sauf que celle-ci a des limites. Les loyers durant leur période de hausse sont loin d'avoir augmenté autant que les prix d'achat donc les rendements locatifs ont déjà baissé. Puis les mouvements des locataires les plus solvables vers l'achat, rend le marché de la location plus compliqué d'autant que le dispositif Robien déverse de nombreux bien à la location sur le marché. Les loyers (nouveaux baux) n'augmentent plus voire baissent. Les rendements locatifs baissent encore (car les prix d'achat continuent d'augmenter) diminuant l'arrivée de certains investisseurs (des articles déconseillant l'investissement locatifs apparaissent) et poussant certains bailleurs à prendre leur plus-value. La demande diminue.
Concernant les utilisateurs, nombres d'acquéreurs sont exclus du marché de l'achat à cause de la hausse, faisant baisser la demande solvable.
Parallèlement, la flambée de l'immobilier pousse a construire un maximum (c'est le cas en ce moment). L'offre s'accroît. Le marché commence à ralentir.

Un début de retournement

Les journaux commencent à dire que le plus haut est atteint. Les acheteurs encore solvables se pressent moins et les vendeurs pensent que c'est le moment de vendre au prix fort et certains anticipent la mise en vente de leur bien. Le marché commence à se retourner.
Certains acheteurs reportent leur achat car ils ne souhaitent pas s'endetter sur 25 ans pour un bien ne correspondant pas à toutes leurs attentes sur un marché incertain alors qu'ils l'auraient peut être fait dans un marché haussier oèu les plus-values semblent garanties. Cet attentisme encourage l'accumulation des stocks. Certains vendeurs pressés (héritage, divorce) commencent à baisser leur prix. Et la baisse entraîne la baisse comme la hausse a entraîné la hausse...

Il faut noter qu'une hausse des taux précipiterait la chute.